Le contexte

À l’aune de plusieurs grandes étapes de la définition de l’avenir du système électrique français pour les décennies à venir (réactualisation des scénarios RTE « Futurs énergétiques 2050 »; mise à jour de la 3ᵉ Programmation Pluriannuelle de l’Énergie et élection présidentielle en 2027) cette campagne vise à informer et sensibiliser sur la nature du nucléaire et sa place dans le futur de cette région historiquement antinucléaire.

Vous aviez manqué l’apéro des Voix sur cette campagne ? 

Retouvez la présentation faite à l’occasion pour mieux comprend l’orgine et la raison être de cette campagne. 

➡️Présentation de l’apéro du 12 juin 

Pourquoi cette campagne ?

C’est la réponse des Voix du Nucléaire aux sollicitations de ses adhérents bretons, qui font elles-mêmes suite à l’appel du maire de l’île de Batz en faveur de la construction de centrales nucléaires en Bretagne, en contre projet de la multiplication des parcs éoliens. 

Cet appel ne tombe pas de nulle part, il est le résultat d’un demi-siècle de politique régionale d’opposition au nucléaire. La Bretagne produit environ 8 TWh d’électricité pour une consommation de l’ordre de 22 TWh. Pour couvrir ses besoins, la région dépend donc largement de l’électricité produite hors de son territoire, tout en développant les énergies renouvelables et en ayant recours à une production thermique au gaz, notamment avec la centrale de Landivisiau.

Une situation que les Voix ne sont pas les seuls à attribuer au mouvement anti-nucléaire breton : 

Dans un contexte marqué par la nécessaire électrification des usages, dans l’objectif d’atteindre la neutralité carbone, la Bretagne fait face à un défi historique :

  • Développer ses propres capacités de production électrique pour répondre à ses besoins actuels ;

  • Sortir de sa dépendance au gaz fossile pilotable pour stabiliser son réseau ;

  • Dimensionner un système énergétique capable de répondre à l’évolution future de la demande. 

En quoi consiste cette campagne ? 

Pour cette campagne, les Voix ont souhaité sortir du cadre de la campagne institutionnelle classique en multipliant les canaux d’action :

1. Le retour des stands ups 

Des manifestations citoyennes pour aller à la renconte des bretons et engager le débat au cœur des villes bretonnes prévu à : 

  • Rennes le vendredi 24 juillet

  • Brest la première semaine d’août (en attente de l’accord final de la mairie)

  • Saint Malo le 10 août (à confirmer)

  • Dinan le 13 août 

Des affiches, des stickers, des slogans, des t-shirts et des chansons : les Stand Up sont là pour interpeller les citoyens, ouvrir le débat en personne au cœur de la Bretagne et montrer qu’une campagne en soutien de l’énergie nucléaire se fait dans la bonne humeur.

Au programme : 

  • Des chants traditionnels bretons revus au goût du jour pour mettre en avant les bénéfices du nucléaire;* 

  • Un jeu de plateau inédit sur les enjeux énergétiques de la Bretagne, travail d’Isabelle, un de nos plus récents membres; 

  • De nouvelles infographies pour mettre en lumière les chiffres clés de la transition énergétique en Bretagne.

*Téléchargez les paroles de la reprise de la Valée de Dana entonné par les Voix sur les stand ups : 

2. Une campagne numérique en ligne 

Principalement via la plateforme de démystification des idées reçues Face au Nucléaire sur laquelle une quinzaine de nouvelles fiches seront progressivement mises en ligne et publiées ensuite sur les réseaux sociaux des Voix :

3. Une mobilisation devant la centrale à gaz de Landivisiau 

Programmée en août, les Voix se rassembleront devant ce lieu hautement symbolique pour l’association. En 2022 plusieurs membres s’y étaient déjà rendus pour manifester contre l’ouverture de cette nouvelle centrale fossil. Au même moment, Greenpeace, et notamment son directeur général, s’introduisait sur le chantier de l’EPR Flamanville pour en pertuber la construction. 

Cet épisode illustrant une fois de plus la dimension idéologique de l’action des militans antinucléaire…

4. Action optionnelle : L’interpellation et la mobilisation d’élus locaux bretons et normands 

En fonction de l’ampleur de cette campagne et des moyens disponibles, les Voix souhaitent organiser des espaces de dialogue entre les élus de ces deux régions à la stratégie énergétique diametralement opposés :  

  • D’un côté, le réseau breton, fortement déficitaire, qui repose sur l’éolien et le gaz, 
  • De l’autre, le réseau normand, exportateur et producteur d’électricité décarbonée. 

L’objectif est ici d’accompagner les décideurs bretons, leur permettre de mieux comprendre le modèle développé depuis plusieurs décennies dans la région voisine, son fonctionnement, ses bénéfices mais aussi ses contraintes.