Suite à la campagne de mars pour la date anniversaire de l’accident de Fukushima, les Voix lancent une seconde campagne la semaine du 26 avril, 40 ans après l’accident de Tchernobyl. 

Cet événement sans équivalent dans l’histoire de l’utilisation civile de l’énergie nucléaire est aujourd’hui ancré dans la mémoire collective. Selon le baromètre de l’IRSN 2025 (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) sur la perception des risques par les français, Tchernobyl est considéré par 46% de la population française (soit +7% par rapport aux 2 années précédentes, et surtout +30 points par rapport à l’évènement suivant juste après qui en plus n’est autre que Fukushima!) comme la catastrophe la plus effrayante, largement devant la pandémie de Covid, l’épidémie de sida, ou la canicule de 2003, qui ont pourtant fait un nombre de victimes sans commune mesure avec Tchernobyl. 

Ce même document montre que les centrales nucléaires sont perçues comme les installations industrielles qui risquent le plus de provoquer un grave accident en France (même si cette perception continue de baisser depuis 2017).  

Les conséquences de cette désinformation se sont accumulées durant 40 ans et nous en subissons pleinement l’impact aujourd’hui :

  • Ralentissement durable du développement nucléaire mondial
  • Abandon des programmes technologiques avancés, notamment les réacteurs de quatrième génération, base d’une énergie nucléaire circulaire
  • Non-décarbonation des systèmes électriques mondiaux (hors exception nucléaire et hydraulique déjà bas carbone)
  • Maintien d’une dépendance accrue au charbon, pétrole et gaz vis à vis d’états prédateurs assis sur la manne fossile 
  • La vulnérabilité des États importateurs d’hydrocarbures face aux aléas géopolitiques qui entrainent des crises énergétiques à répétition

Suite à la campagne de mars pour la date anniversaire de l’accident de Fukushima, les Voix lancent une seconde campagne la semaine du 26 avril, 40 ans après l’accident de Tchernobyl. 

Cet événement sans équivalent dans l’histoire de l’utilisation civile de l’énergie nucléaire est aujourd’hui ancré dans la mémoire collective. Selon le baromètre de l’IRSN 2025 (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) sur la perception des risques par les français, Tchernobyl est considéré par 46% de la population française (soit +7% par rapport aux 2 années précédentes, et surtout +30 points par rapport à l’évènement suivant juste après qui en plus n’est autre que Fukushima!) comme la catastrophe la plus effrayante, largement devant la pandémie de Covid, l’épidémie de sida, ou la canicule de 2003, qui ont pourtant fait un nombre de victimes sans commune mesure avec Tchernobyl. 

Ce même document montre que les centrales nucléaires sont perçues comme les installations industrielles qui risquent le plus de provoquer un grave accident en France (même si cette perception continue de baisser depuis 2017).  

Les conséquences de cette désinformation se sont accumulées durant 40 ans et nous en subissons pleinement l’impact aujourd’hui :

  • Ralentissement durable du développement nucléaire mondial
  • Abandon des programmes technologiques avancés, notamment les réacteurs de quatrième génération, base d’une énergie nucléaire circulaire
  • Non-décarbonation des systèmes électriques mondiaux (hors exception nucléaire et hydraulique déjà bas carbone)
  • Maintien d’une dépendance accrue au charbon, pétrole et gaz vis à vis d’états prédateurs assis sur la manne fossile
  • La vulnérabilité des États importateurs d’hydrocarbures face aux aléas géopolitiques qui entrainent des crises énergétiques à répétition

L’accident de Tchernobyl est encore un des vecteurs majeurs de la défiance à l’encontre de l’énergie nucléaire. Il continue de nos jours à nourrir de nombreux fantasmes, entretenus pour maintenir le doute et la crainte du nucléaire.

L’accident de Tchernobyl est principalement lié à deux mythes particulièrement tenaces :

Le nuage arrêté à la frontière :

Exemple fascinant d’une hallucination collective toujours très présente dans l’esprit des français.  

Sur la base d’une confusion que beaucoup attribuent à un rapport météorologique et à un visuel maladroit, une part importante de la société française se convainc que des responsables politiques auraient affirmé que les retombées radioactives de Tchernobyl se seraient arrêtées à la frontière française. 

Bulletin météo d’antenne 2 du 30 avril 1986 à l’origine de cette idée reçue

Les mutations génétiques monstrueuses liées aux radiations 

Alimentées par les fantasmes des mutations liées aux effets de la radioactivité liés aux clichés véhiculés par la pop culture, les rumeurs sur les malformations monstrueuses se propagent et perdurent.

Tchernobyl : un monument de la culture populaire

L’influence de l’accident de Tchernobyl sur l’opinion publique va bien au-delà de la désinformation véhiculée par une couverture médiatique biaisée telle qu’elle était présentée lors de la campagne Fukushima. Tchernobyl est devenu un élément de pop culture à part entière qui contribue encore à forger une certaine image de l’accident dans l’inconscient collectif. 

Depuis 40 ans, l’accident de Tchernobyl est très présent dans l’espace public, à travers des œuvres qui lui sont consacrées bien sûr, mais surtout par des références que l’on retrouve dans la littérature, les comics, les séries, les films, les dessins animés, les chansons etc. 

Les exemples sont nombreux, divers et présents à travers le monde et il suffit d’en citer quelques uns pour comprendre l’ampleur de cette influence :

La chanson de Time Will Crawl de David Bowie :

Enregistrée à l’automne 86 et sortie sur l’album Never Let Me Down l’année suivante. Cette chanson dans laquelle Bowie critique la destruction de la planète par l’industrie est, selon ses propres dires, inspirée par l’accident nucléaire. 

La compilation de 13 titres inédits de variété française en soutien à l’ONG Greenpeace pour 20 ans de Tchernobyl

On y trouve notamment la chanson 26 avril, composée par Renaud pour l’occasion dans laquelle le chanteur français évoque la “disparition de la vie entière dans les poussières nucléaires”  et fait un parallèle entre EDF et les marchands d’armes… 

Le livre Wolves Eat Dogs de Martin Cruz Smith

Roman policier dont l’intrigue se déroule à Tchernobyl, l’histoire d’une enquête sur une mort suspecte liée à un empoisonnement par une substance radioactive…

Le livre Wolves Eat Dogs de Martin Cruz Smith

Roman policier dont l’intrigue se déroule à Tchernobyl, l’histoire d’une enquête sur une mort suspecte liée à un empoisonnement par une substance radioactive…

La série HBO à succès éponyme qui cumule des millions de vues  

Une série, très qualitative et qui se veut très réaliste mais qui contribue à certain moment à donner une vision sensationnaliste de l’évènement. 

On citera comme exemples frapants : 

  • La description des radiations comme phénomène contagieux,  assimilé à un virus, par la représentation des pompiers mis en quarantaine pour éviter une contamination alors qu’il s’agissait de les protéger eux.
  • Le crash d’un hélicoptère sur la centrale qui n’a en réalité eu lieu que plusieurs mois après l’accident
  • L’histoire d’un bébé qui aurait « absorbé » les radiations du père inutero, sauvant la mère d’une contamination radioactive.

La série HBO à succès éponyme qui cumule des millions de vues  

Une série, très qualitative et qui se veut très réaliste mais qui contribue à certain moment à donner une vision sensationnaliste de l’évènement. 

On citera comme exemples frapants : 

  • La description des radiations comme phénomène contagieux,  assimilé à un virus, par la représentation des pompiers mis en quarantaine pour éviter une contamination alors qu’il s’agissait de les protéger eux.
  • Le crash d’un hélicoptère sur la centrale qui n’a en réalité eu lieu que plusieurs mois après l’accident
  • L’histoire d’un bébé qui aurait « absorbé » les radiations du père inutero, sauvant la mère d’une contamination radioactive.

La référence explicite au sarcophage dans le court-métrage On Your Mark d’Hayao Miyazaki

Le jeu S.T.A.L.K.E.R. : Shadow of Chernobyl

dont on laissera à chacun apprécier la charte graphique et qui fait évoluer le joueur dans un milieu hostile entre radiation, anomalies et créatures mortelles.

Nous pourrions en citer des centaines d’autres, peut-etre des milliers. Parmi elles encore :

  • Les références dans la série de dessins animés américaine, devenue culte, les Simpson  : Homer travaille dans une centrale nucléaire et les incidents qu’il y provoque sont comparés à plusieurs reprises avec Tchernobyl.
  • Le dernier opus de la série Die Hard “A Good Day to Die Hard”, dont les 20 dernières minutes prennent place dans le décor délabré de la centrale

N’hésitez pas à nous remonter vos trouvailles, nous pourrions envisager une oeuvre à part entière sur leur base.

Cet ensemble de références plus ou moins directes, combiné à une couverture médiatique à charge contre la technologie nucléaire, ont contribué ces 40 dernières années à associer l’électronucléaire à la notion de danger et d’accident de grande ampleur, sans que le public ne soit confronté à la réalité

    La campagne

    des Voix :

    La campagne des Voix :

    La campagne des Voix vise donc à remettre les faits sur le devant de la scène médiatique, à rappeler la non-réplicabilité d’un tel accident avec les technologies actuelles et surtout à mettre les choses en perspective en rappelant quelques fondamentaux :

    • Il n’y a pas eu de déformations génétiques monstrueuses dues à la radioactivité,

    • L’irradiation accidentelle n’est pas contagieuse et n’est pas responsable de « millions de cancers », et certainement pas à travers l’Europe,

    • Les effets sanitaires d’un accident nucléaire, aussi grave soit-il, ne peuvent pas dépasser l’échelle locale

    • L’accident n’est pas  reproductible, il a eu lieu sur une technologie du passé, aux débuts de  l’industrie nucléaire qui, comme toute industrie, a depuis  considérablement évolué et a tiré les leçons de l’accident de la  conception des centrales jusqu’à la culture des employé

    En quoi consiste cette campagne ?

    Comme pour la précédente campagne, celle-ci s’appuiera sur le site Face au Nucléaire, la plateforme des Voix dédiée à la démystification des idées reçues. 

    Vous y retrouverez une page composée : 

    • D’une fiche signalétique détaillant la chronologie du traitement médiatique et institutionnel de l’accident ainsi que les données clés pour en comprendre les véritables impacts ; 

    • D’un ensemble de fiches « idée reçue » sur le modèle des fiches existantes, chacune dédiée à une vérité méconnue mise en ligne pour la campagne

    Sur les réseaux sociaux : 

    Chacune des fiches fera l’objet d’un post quotidien sur les différents canaux de communication des Voix : Une idée reçue = un post sur Linkedin / XBluesky

    Pour soutenir cette campagne => Likez, partagez, commentez les posts des Voix pour leur donner de la visibilité !