Grands dossiers : Taxonomie

Contenu

Introduction
Lettre ouverte aux députés
Communiqué de presse
Réponse à la consultation européenne
Pétition “Sustainable nuclear”

Liens

Lettre ouverte aux députés (pdf)
Liste des députés
Communiqué de presse (pdf)
Réponse à la consultation européenne (pdf)
La pétition (lien)

Introduction : le contexte

 

Vous le savez peut-être, le Parlement européen, soutenu par le TEG (Technical Expert Group), a décidé d’écarter le nucléaire de la taxonomie des activités économiques durables ou “vertes”. La situation est critique ! Nous devons tous agir – activistes, employés, supporters du nucléaire – pour montrer notre vigilance et notre détermination afin de défendre le progrès technologique et économique de notre société, en poursuivant le développement de l’énergie nucléaire.

En rejetant le nucléaire, le Parlement a ainsi fermé les portes au renouvellement de la flotte et à l’extension de vie des centrales existantes fonctionnelles. Cela met grandement en danger l’indépendance énergétique européenne.

Pour s’opposer à cette politique, les Voix du Nucléaire ont envoyé une lettre ouverte aux nouveaux députés européens pour les convaincre que le nucléaire n’est pas un ennemi mais une solution-clé pour combattre le changement climatique.

Pour participer à cette action, vous trouverez dans ce dossier :

  • Le texte de l’email que nous avons envoyé aux députés, reprenant les éléments de contexte dont ils vont avoir besoin pour s’intéresser à la question
  • La lettre ouverte (et PDF à télécharger), détaillant le fond de la problématique. A diffuser sans modération
  • La liste des députés à qui ces éléments ont été envoyés, avec leurs adresses email publiques que vous pouvez utiliser pour leur écrire vous-mêmes et appuyer notre propre requête, en tant ou pas que membres des Voix, mais avec politesse, respect et formalisme s’il vous plaît.
  • Bonus: projet de conférence de presse?

Vous pouvez également faire des liens vers www.voicesofnuclear.org ou directement vers la lettre ouverte, dans ce cas faites -nous savoir et nous pourrons faire des liens en retour avec vos images, logos ou autres éléments.

Lettre ouverte aux députés

Lettre aux nouveaux parlementaires français élus dans le cadre des élections européennes

Ecrivez leur à votre tour pour les soutenir dans l’exercice politique difficile que nous leur demandons de mener

Cliquez ici pour accéder à la liste des parlementaires français destinataires de la lettre

Madame la Députée, Monsieur le Député,

L’énergie nucléaire représente 50% de l’énergie décarbonée en Europe.

Notre association, les Voix du Nucléaire, a pour objectif de contribuer à rétablir les faits sur l’énergie nucléaire pour aider à la rationalisation des décisions la concernant.

Au vu des décisions politiques récentes, que ce soit en France ou en Europe, nous nous permettons donc de vous écrire aujourd’hui afin de porter à votre attention l’importance d’une disposition (Taxonomie des activités économiques durables) sur laquelle vous allez être sollicités lors de discussions à venir entre le Parlement et le Conseil.

Le 28 mars 2019, le Parlement européen a fait le choix de se prononcer pour l’exclusion de l’énergie nucléaire de la future liste des investissements verts, et ce en tant qu’ « activité de production d’électricité produisant des déchets non renouvelables ». Expression qui ne veut objectivement rien dire.

Cette exclusion est un choix politique et non environnemental. Reprise dans la loi, elle priverait les projets nucléaires de l’accompagnement indispensable à tout projet d’infrastructure, que seuls des investisseurs confiants peuvent fournir, et pourrait valoir condamnation.

Si cette disposition devait passer elle aurait un impact négatif concret et à court terme sur :

  • les chances de l’UE de respecter les Accords de Paris. 
  • la sécurité énergétique européenne, 2ème économie mondiale, qui deviendrait encore plus dépendante des trois géants énergétiques que sont les États-Unis, la Russie et la Chine (84% de la production des terres rares nécessaires aux renouvelables),
  • l’économie française qui en serait directement affectée, le nucléaire étant la 3ème industrie française avec 220 000 emplois directs, 2 600 entreprises et 6 milliards de chiffre d’affaire à l’export.

Nous vous remercions de prendre connaissance et éventuellement diffuser la lettre ouverte ci-jointe que nous vous adressons respectueusement, et nous mettons à votre entière disposition pour répondre à toutes les questions que vous pourriez vouloir nous adresser sur le sujet.

En vous remerciant de représenter les français au Parlement européen, et parmi eux les 220 000 travailleurs directs de la filière nucléaire et tous ceux dont ils soutiennent l’activité et l’emploi.

TELECHARGER LE PDF

LETTRE OUVERTE

Le 28 mars 2019, le Parlement européen a ouvert la porte à l’exclusion de l’énergie nucléaire de la liste des investissements « verts », destinée à orienter les financements vers les actions durables sur le plan environnemental et permettant de lutter contre le changement climatique. Si elle devait être entérinée, cette décision compromettrait la sécurité énergétique du continent et les chances, déjà minces, de l’Union européenne de respecter l’Accord de Paris.

L’énergie nucléaire est l’une des sources d’énergie les plus faiblement carbonées dont on dispose. Elle n’émet que 12 grammes d’équivalent CO2 par kWh, au même niveau que l’éolien. Sur son cycle de vie, c’est quatre fois moins que l’énergie solaire.1 Mais surtout, et c’est ce qui la qualifie parmi les solutions au changement climatique, elle émet 68 fois moins de gaz à effet de serre par unité d’énergie électrique délivrée que des centrales à charbon modernes, et 40 fois moins que des centrales à gaz modernes.

Dans le résumé aux décideurs de son dernier rapport publié en 2018, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC)2 a mis en avant quatre scénarios permettant de contenir le réchauffement climatique sous la barre des 1,5°C.

Tous ces scénarios conduisant à la stabilisation du changement climatique prévoient une augmentation de la part de l’énergie nucléaire : de 98% à 501% à l’horizon 2050.

Réussir à contenir le changement climatique est une question d’ordre littéralement vital pour une large part de la population mondiale dans les prochaines décennies. Cette réussite est loin d’être garantie car, aujourd’hui, les sources d’énergie dont l’usage augmente le plus sont encore celles d’origine fossile3. La contribution de l’atome à la préservation du climat peut être significative pour inverser cette tendance.

Exclure la 2ème source d’énergie bas-carbone au niveau mondial, et l’une des rares qui soit pilotable avec l’hydroélectricité, de la liste des investissements « verts » réduirait significativement les chances de l’Union européenne de respecter ses objectifs en termes d’émissions de gaz à effet de serre et d’assurer un futur désirable à ses jeunes générations.

L’énergie nucléaire est aussi garante d’une part significative de notre sécurité et indépendance énergétiques, face à l’épuisement des ressources fossiles, dans le monde en général et en Europe en particulier. Grâce aux réserves stratégiques de combustible que peuvent constituer les États, équivalent à plusieurs années de consommation, l’énergie nucléaire participe de la résilience européenne dans un monde de plus en plus instable.

C’est pourquoi, nous demandons aux députés de la nouvelle mandature du Parlement européen de reconsidérer cette décision.

Réintégrer l’énergie nucléaire à la liste des investissements durables sera certainement un exercice politique délicat. C’est néanmoins une mesure pragmatique et nécessaire, adaptée aux enjeux de la planète et respectueuse de l’héritage des uns et de l‘avenir des autres.

Au-delà de son importance structurelle pour l’avenir du continent, elle serait également le signe, sur la scène internationale, que le leadership européen en matière de politique climatique s’appuie sur des bases concrètes, ambitieuses et rationnelles et qu’il est, donc, aussi réel que légitime.

____________________________

1IPCC, 5th Assessment Report, 3rd Working Group
2 IPCC, 2018: Summary for Policymakers. In: Global Warming of 1.5°C
3 IEA, Global Energy & CO2 Status Report, 2019

Pétition “Sustainable nuclear”

Une pétition demandant à la Commission européenne (European Commission Technical Expert Group) d’inclure le nucléaire dans la taxonomie des énergies durables a été lancée récemment. N’hésitez pas à la signer !

Cliquez ici pour signez la pétition.

Communiqué de presse

 

Lutter contre le dérèglement climatique, pas contre le nucléaire

L’énergie nucléaire est devenue en France la cible prioritaire d’une multitude d’associations dont le budget dédié à la question se monte à près de 15 millions d’euros par an, alors que dans le même temps, les acteurs à même de rééquilibrer le débat sur le nucléaire sont peu nombreux et se partagent une enveloppe de l’ordre de 150 fois moindre.

Nous considérons que combattre le nucléaire consiste en un inversement grave des priorités. Nous affirmons que la priorité n’est pas de lutter contre le nucléaire mais contre le réchauffement climatique. En tant que militants écologistes, nous sommes conscients des enjeux que peuvent présenter le développement encore accru de la filière nucléaire mais nous considérons comme un devoir de ne pas tomber dans le mensonge, l’exagération ou la caricature.

Les techniques actuelles ne permettent pas à l’éolien ou à l’énergie solaire de subvenir à nos besoins énergétiques sans être suppléés par les énergies fossiles. Le nucléaire a beau avoir mauvaise presse, il fait partie des sources d’énergie ayant l’impact environnemental le plus faible, notamment 12g d’équivalent CO2 par KWh produit, soit quatre fois moins que l’énergie solaire, une empreinte sobre en matériaux, en territoire occupé et en volume de déchets par ailleurs maîtrisés. Il présente les caractéristiques mêmes qui fondent une activité écologique.

C’est la raison pour laquelle multiplier par 2 à 6 fois le parc nucléaire mondial pour lutter contre le dérèglement climatique est une option proposée par le GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’évolution du Climat) dans le cadre de son rapport SR15.

En mai dernier, les élections européennes ont montré une fois encore l’importance que de nombreux Français accordent à l’environnement. Il s’agit maintenant de se montrer cohérents et pragmatiques : les institutions européennes ne doivent pas pénaliser le nucléaire par réflexe idéologique.

Créée en mars 2018, notre association les Voix du Nucléaire regroupe des bénévoles, sympathisants et employés de la filière nucléaire française, convaincus de l’importance de mener cette action malgré la difficulté de se positionner a contrario de ce qui est devenu pour nombreux « une évidence ». Notre engagement est indépendant de tout pouvoir économique, institutionnel, syndical ou politique. Nous avons pour ambition de promouvoir les faits pour rééquilibrer le débat et lutter contre toute volonté de le biaiser.

Nous sommes partis d’un constat simple : la bataille pour le climat est une urgence dans laquelle le nucléaire n’est pas un ennemi mais au contraire contribue à la solution. Il présente une alternative immédiate, viable et pérenne aux énergies fossiles ; il est un allié de l’écologie et du développement. Il n’est pas l’épouvantail régulièrement agité.

Si nous soutenons la filière nucléaire, c’est avant tout pour les avantages écologiques, économiques et sociétaux majeurs qu’elle apporte. Nous sommes cofondateurs de la Nuclear Pride Coalition, et les Nuclear Pride Fest de Munich et de Bruxelles ont d’ailleurs prouvé que nos convictions sont de plus en plus partagées en Europe. L’Union doit en tenir compte.

 


Estimation à partir des données publiques des acteurs en question.
IPCC, 5th Assessment Report, 3rd Working Group
IPCC, 2018: Summary for Policymakers. In: Global Warming of 1.5°C

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Lettre ouverte aux nouveaux députés

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