Newsletter Juillet 2019

Communiqué à l’occasion de la nomination de la nouvelle Ministre de la Transition écologique et solidaire

 

Le nucléaire représente 50% de l’électricité décarbonée de l’Europe et plus de 70% de la nôtre.

Il est une réponse essentielle à l’enjeu environnemental le plus important auquel nous soyons confrontés, en tant que citoyens français, citoyens du monde et plus largement représentants de l’espèce humaine. Les scientifiques du GIEC pour le climat et les agences internationales de l‘énergie sont unanimes à ce sujet.

Son empreinte environnementale globale est par ailleurs une des plus faibles de toutes les formes de production d’énergie, y compris d’électricité. Cette électricité qui devra être un des vecteurs principaux de la transition énergétique dans les transports et le bâtiment en plus de continuer à nous assurer lumière, appareillages électriques, services numériques et nombreux procédés industriels.

Le président Emmanuel Macron a fait du combat contre le changement climatique un des piliers de sa politique et de l’action de la France à l’international, auquel il a voulu associer l’empreinte du rationalisme et de l’humanisme dont la France et ses dirigeants sont encore perçus comme les garants. Dans un monde en paix, mais pour combien de temps ?

Le ministère de la Transition écologique et solidaire inclut dans son périmètre le développement durable, l’énergie, le climat, les infrastructures, la mer, les transports, l’aménagement du territoire, le logement, la nature, la prévention des risques et l’aviation civile.

Dans la continuité de leurs prédécesseurs, les ministres nommés sous la présidence actuelle, M. Hulot et M. de Rugy, ont adopté vis-à-vis de l’énergie nucléaire des positions au mieux neutres, comme s’ils n’étaient pas concernés, lors des négociations européennes par exemple, au pire défavorables, par le biais même des politiques publiques dont ils avaient la charge.

Grâce à son secteur nucléaire, la France a pour sa production d’électricité des performances économiques et climatiques remarquables.

Les combats menés par les ministres précédents sont venus en contradiction avec la volonté affichée de diminuer les émissions de CO2. La fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim en est un exemple emblématique puisque cette centrale permet d’éviter de la production électrique allemande à base de charbon, très fortement émettrice de CO2. La baisse importante de la part de nucléaire dans le mix électrique français en sera un autre puisqu’elle devra être compensée par du gaz importé, là aussi fortement émetteur de CO2.

En tant que citoyens français, au même titre que les autres, nous, travailleurs et sympathisants de la filière nucléaire, apprécions que la nouvelle ministre Élisabeth Borne ne semble pas a priori attachée à combattre le nucléaire et espérons sincèrement qu’elle aura à cœur, dans le champ de ses possibilités, de rechercher l’intérêt de la planète et de la France en agissant par le biais de l’ensemble des portefeuilles sous sa responsabilité. 

La première échéance de l’Accord de Paris est 2020.

C’est dans 6 mois.

Tous les leviers ne seront pas de trop, et en particulier ceux offerts par les sciences et techniques associés à l’intelligence et à la bienveillance collective.

 

Les Voix du Nucléaire

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