La filière nucléaire française, cette méconnue

27/04/20

Alors voilà ce à quoi ressemble l’industrie énigmatique et impénétrable, le lobby tant redouté… Ça vous fait penser à quelqu’un, non ? Peut-être simplement à la France, celle des entreprises de toutes tailles partout sur le territoire, et aux Français, ceux qui y travaillent et les font vivre.

Fin mars le Groupement des Industriels Français de l’Energie Nucléaire (GIFEN) publiait une cartographie actualisée de la filière #nucléaire en France (la précédente datait de 2014). Et ça donne ça :

Plus de 3 000 entreprises, soit +15% en 5 ans, constituant un vaste tissu économique et social local.

Plus de 220 000 salariés (+1% alors que dans le même temps le recrutement baissait de 2,5% pour le reste de l’industrie française), dont 27% chez les grands donneurs d’ordre du secteur, 22% dans les autres grandes entreprises, 34% dans les entreprises de taille intermédiaire (ETI), 16% dans des petites et moyennes entreprises (PME), et 1% en très petites entreprises (TPE).

  • Un taux de rotation de la main d’œuvre deux fois plus faible que la moyenne dans les autres filières
  • Une répartition de l’emploi sur l’ensemble du territoire, et des emplois stables (l’exploitation d’un site nucléaire, c’est pour longtemps !).
  • Une place très importante accordée à la formation continue, pour répondre au plus haut niveau d’exigences en termes de qualité et de sûreté (jusqu’à huit semaines par an pour les opérateurs des centrales nucléaires).
  • Un investissement en R&D de plus en plus important pour les ETI, PME et TPE du secteur.
  • Des activités à l’export pour plus de la moitié des entreprises de la filière.

Imaginez maintenant tout le potentiel de développement de ce maillage territorial d’activité en cas de lancement du tant attendu plan de renouvellement du parc électronucléaire national.

Cliquez ici pour voir la cartographie de la filière nucléaire française sur le site de GIFEN

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