The Voices Manifesto

We, the Voices of Nuclear, are a collective of citizens who
support generating electricity with nuclear power because of the
major ecological, economic and societal benefits associated with
it, through the promotion of facts.

It is a difficult exercise. We know nuclear energy is controversial.
We undertake it out of a sense of responsibility, towards the planet as well as towards present and future
generations who are faced with a double threat: restriction of access to energy, even though sufficient
energy is indispensable to human well‐being; and climate change, the effects of which are already having a
severe impact on our civilization and its stability.
Nuclear energy, emitting very low quantities of greenhouse gas, is an essential part of the solution to
climate change and the transition to a sustainable society. As such it would be unfair to deny it to future
generations due to fears whose foundations do not withstand scrutiny. The myths created and maintained
around nuclear energy still prevent too much of mankind from resorting to it.
We join the many citizen movements that are currently mobilizing to change rules and mentalities in the
name of the scientists’ climate alert. We insist that the terms of this alert should not be censored and that
the scientists’ words should be heard by all, whether or not they correspond to one’s personal beliefs.
It is necessary, and legitimate, that close attention be paid to all technologies and to the consequences of
their industrial implementation. But this attention must be based on the facts if we want to avoid making
mistakes about where the real threats lie.
The a priori rejection of nuclear energy is unfounded. It is particularly damaging for three reasons:
‐ It prevents the full deployment of nuclear energy, where it is relevant, to the benefit of public good ‐
whereas the IPCC stresses the need to increase the global nuclear fleet to fight climate change and the
United Nations recalls the vital importance of improving access to energy for one‐third of the world’s
population.
‐ It diverts considerable public and private resources, as well as the efforts people individually shoulder,
from areas where they would immediately result in effective decarbonization. France has already spent
more than 150 billion euros, supposedly to decarbonize an electricity sector that is already low‐carbon,
while knowingly neglecting all other sectors. This a priori rejection also embarrasses decision‐makers
who, despite the known facts and need for urgent action, cannot find it in themselves to disavow the
positions against nuclear power they so loudly voiced.
‐ It opens the door to organizations that nurture mistrust of science and deny or ignore the facts.
Adopting the errors of ideology, they end up going against the goals of environmental protection, social
justice and progress that they often claim to achieve.
We share here some little‐known realities, representative of the misunderstanding that surrounds
nuclear energy. We call on those who want scientific reality and the preeminence of facts to be recognized
to join us in restoring them, so that citizens can debate, and decide, with a clear understanding of their
options.

10 réalités méconnues

Sur l’utilisation de l’énergie nucléaire pour produire de l’électricité

1. De tous les déchets industriels et ménagers, les déchets radioactifs sont ceux qui posent le moins d’inquiétude aux autorités sanitaires et environnementales
…du fait de leur quantité limitée et de la gestion intégrale à laquelle ils sont soumis dans l’espace et dans le temps. S’il n’existe pas de méthode permettant aujourd’hui de faire disparaître complètement les déchets dits ultimes, dangereux bien qu’en très petite quantité (un dé à coudre par français et par an), ils présentent l’avantage d’être entièrement maîtrisés. Ça n’est que très rarement le cas pour toutes les autres catégories de déchets. Aujourd’hui, en effet, toutes les sortes de pollutions, dont les émissions anthropiques de gaz à effet de serre, sont les déchets non maîtrisés de l’activité humaine.

Sources :

2. L’énergie nucléaire est incontournable dans le combat contre le changement climatique
Les six pays d’Europe à l’énergie la plus bas carbone, dont la France (3ème), le sont grâce à l’électricité hydraulique et nucléaire. Les scientifiques du Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) préconisent d’ailleurs dans les scénarios permettant de stabiliser le climat une multiplication de 2 à 6 du parc nucléaire mondial.

Sources :

3. En France le prix de l’électricité est l’un des moins chers et des plus stables d’Europe grâce à notre parc nucléaire. Nous perdrons cet avantage si nous ne le renouvelons pas.
Les coûts de production très faibles de l’énergie nucléaire en France ne représentent qu’un tiers du prix final de l’électricité, le reste étant les coûts de réseaux et les taxes dont la moitié pour subventionner les énergies renouvelables. Le coût de construction d’un programme de nouvelles centrales EPR, pour remplacer les réacteurs existants, représenterait un surcoût de quelques centimes d’euros supplémentaires par kilowattheure. En France, le nucléaire est, de plus, la seule énergie dont le prix intègre le coût complet et définitif de la gestion de ses déchets et de son démantèlement.

Sources : 

 

4. La centrale nucléaire de Fessenheim ne ferme ni pour des raisons de sûreté, ni pour des raisons économiques, mais pour des raisons politiques, imposées par un petit nombre d’hommes et de femmes politiques, sans concertation.
Le décret de fermeture de Fessenheim a été pris dans les derniers jours du mandat de Ségolène Royal. Le président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire déclarait pourtant encore en octobre 2018 « Fessenheim est la centrale [d’EDF] qui présente les meilleurs résultats en termes de sûreté ». Cette fermeture étant imposée politiquement, les actionnaires de la centrale recevront un dédommagement pouvant se monter à plusieurs milliards d’euros et les collectivités locales de plusieurs millions, le tout prélevé sur le budget de l’Etat. Ce site, rentable, fait aujourd’hui vivre plus de 5000 personnes dont la moitié d’emplois directs et génère des millions d’euros d’activités pour les entreprises et artisans du territoire, qui en dépend pour sa survie.

Sources :

 

5. L’accident de la centrale de Fukushima n’entraînera ni mort ni malade du fait des radioéléments échappés de la centrale, ni maintenant ni plus tard.
Le tsunami et le tremblement de terre historique (4ème dans l’histoire de l’humanité) qu’a subi le Japon le 11 mars 2011 sont responsables de 18 500 morts et disparus. Par contre, selon les conclusions définitives du comité scientifique de l’ONU (UNSCEAR) mandaté sur le sujet, la radioactivité échappée de la centrale accidentée de Fukushima n’a pas eu, et n’aura pas, de conséquences sanitaires sur les travailleurs et les populations, en dehors de celles dues à l’évacuation. Le faible impact environnemental et sanitaire de l’accident nucléaire, pourtant grave, a d’ailleurs été à l’origine d’une prise de position affirmée, voire d’un retournement, de plusieurs militants écologistes en faveur de l’énergie nucléaire.

Sources :

 

6. Il est, à court et moyen terme, techniquement impossible aux énergies éoliennes, solaires et aux bioénergies de remplacer l’énergie nucléaire et les énergies fossiles, quels que soient les niveaux d’investissement.
Il n’y a pas de substitution possible du nucléaire par du solaire et de l’éolien sans recours complémentaire aux énergies fossiles, sans une très forte probabilité de black-out prolongés auxquels nos sociétés ne sont pas préparées techniquement et psychologiquement. Il n’existe en effet pas de technique permettant le stockage massif de l’électricité hormis l’utilisation de nombreux barrages supplémentaires.

Sources :

7. Comparée aux autres énergies utilisées en France, en particulier renouvelables et fossiles, l’énergie nucléaire est l’énergie qui a le moins d’impact sur la biodiversité.
Soixante-cinq des plus grands experts mondiaux en biologie de la conservation ont pris position en 2014 pour expliquer que le nucléaire était l’énergie la plus respectueuse de la biodiversité. Cet avantage provient notamment du fait que la densité de cette énergie est telle qu’elle consomme, au kilowattheure produit, très peu de surface au sol, de volume d’eau, d’air, de matières premières, que les déchets qu’elle produit sont récupérés et gérés et qu’elle n’émet pas de pollution atmosphérique ou océanique.

Sources :

 

8. Les rejets radioactifs des centrales nucléaires sont sans danger car négligeables devant la radioactivité naturelle présente partout.
La radioactivité est un phénomène physique naturel auquel tout corps vivant est exposé comme à l’oxygène ou au carbone de l’air. Les français sont exposés à une moyenne de 4,5 mSv par an de radioactivité (origine naturelle et médicale). Les installations nucléaires ont un impact très faible sur cette exposition de +0,01 mSv, considérée négligeable. De manière plus générale, les risques associés à la production d’électricité d’origine nucléaire sont considérés bien inférieurs à ceux des autres formes d’énergie, y compris en cas d’accident. La seule pollution atmosphérique due à l’utilisation des énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon) entraîne, par exemple, plus de 1 400 décès par an en France.

Sources :

9. Les 75% de production d’électricité d’origine nucléaire dans notre mix électrique sont un facteur essentiel d’indépendance et contribuent à protéger la France des chocs politiques et économiques mondiaux.
Nous avons en France l’entière maîtrise, depuis les filières scientifiques et académiques jusqu’à la filière industrielle complète, de notre énergie nucléaire et ne dépendons, donc, que de nous-mêmes. 95% de la valeur est présente sur le territoire et donc pas ou peu délocalisable, dont tous les éléments dits stratégiques. Cette situation se retrouve dans le cas de l’électricité hydraulique mais pas dans les cas des énergies fossiles, éoliennes ou solaires.

Sources :

10. Le nucléaire français est le « poumon vert » de l’Europe.
En 2018, la France a été le 1er exportateur net en Europe d’une électricité qui, grâce aux 71,7% de nucléaire et 12,4% d’hydroélectricité, était non seulement à plus de 90% bas carbone mais aussi à un coût inférieur à celui des énergies fossiles. C’est ce coût bas qui lui permet de se substituer aux centrales à charbon et à gaz du reste de l’Europe, responsables d’une part significative des 500 000 morts par an dues à la pollution atmosphérique dans l’Union Européenne.

Sources :

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LE MANIFESTE DES VOIX

Nous, les Voix du Nucléaire, sommes un collectif de citoyens qui soutenons publiquement la production d’électricité d’origine nucléaire pour les avantages écologiques, économiques et sociétaux majeurs qu’elle présente, en nous appuyant sur la promotion des faits la concernant.

L’exercice est difficile. Nous savons à quel point l’énergie nucléaire est controversée.

Nous le faisons par sens des responsabilités, vis-à-vis de la planète et des générations actuelles et futures sur lesquelles s’abat une double menace : la restriction de l’accès à l’énergie, pourtant indispensable en quantité au bien-être des populations, et le changement climatique dont les effets impactent déjà durement notre civilisation et sa stabilité.

L’énergie nucléaire est une partie incontournable de la solution et à ce titre il serait injuste d’en priver les générations à venir pour des peurs dont les motifs ne résistent pas à l’épreuve des faits. Les mythes créés et entretenus autour de l’énergie nucléaire empêchent encore une trop grande partie de l’humanité d’y avoir recours.

Nous nous associons aux nombreux mouvements citoyens qui se mobilisent actuellement pour faire évoluer règles et mentalités au nom de l’alerte climatique donnée par les scientifiques. Mais nous insistons aussi pour que les termes de cette alerte ne soient pas censurés et que la parole des scientifiques soit entendue, qu’elle soit en accord ou pas avec les convictions que chacun porte.

Il est nécessaire et légitime qu’une attention forte soit portée à toutes les technologies et aux conséquences de leur industrialisation. Mais cette attention doit être fondée sur les faits, au risque de se tromper de menace.

Le rejet a priori de l’énergie nucléaire est infondé. Il porte un triple préjudice :

Il empêche que l’énergie nucléaire et ses avantages soient déployés, autant que possible, au bénéfice des populations, alors que le GIEC souligne le nécessaire accroissement du parc nucléaire mondial pour lutter contre le changement climatique et que les Nations Unies rappellent l’importance vitale de l’amélioration de l’accès à l’énergie pour un tiers de la population mondiale.

Il détourne des moyens publics et privés considérables, ainsi que les efforts importants consentis par l’ensemble de la population, de domaines où ils seraient immédiatement traduits en décarbonation effective. Nous avons en France déjà engagé plus de 150 milliards d’euros pour décarboner un secteur électrique qui l’est déjà tandis que nous accumulons un retard coupable partout ailleurs. Il discrédite des femmes et des hommes politiques qui ne savent comment, malgré les faits et l‘urgence, revenir sur leurs prises de position passées.

Il entraîne dans son sillage des mouvements qui propagent la méfiance vis-à-vis de la science et qui renient ou ignorent les faits. Adoptant les travers de l’idéologie, ces mouvements finissent par aller à l’encontre des objectifs d’écologie, de justice sociale et de progrès qu’ils prétendent vouloir contribuer à atteindre.

Nous partageons ici quelques réalités méconnues, emblématiques de l’incompréhension qui entoure l’énergie nucléaire, et appelons ceux qui se reconnaissent dans la réalité scientifique et la prééminence des faits à nous rejoindre pour les rétablir et permettre ainsi aux citoyens de débattre et de décider avec toutes les cartes en main.

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