Débat : “Transition énergétique : faut-il sortir du nucléaire ?”

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Publié le 27/10/2021

Samedi 23 octobre nous avons eu l’honneur, par la voix de notre présidente, de participer à la session du Tribunal pour les Générations Futures d’Usbek & Rica organisée à la Fondation GoodPlanet sur le thème “Transition énergétique : faut-il sortir du nucléaire ?”

Pour plaider en faveur de cette sortie, la finaliste de la primaire EELV et le porte-parole de Greenpeace France.

Pour s’y opposer, Cécile Maisonneuve, et Myrto Tripathi. Non pas pour défendre UN avenir, mais la possibilité de l’avenir. La possibilité pour les générations futures d’avoir encore le choix.

Extraits de son plaidoyer :
“La présence de l’Etat dans la production d’électricité, et en l’occurrence à partir de la technologie la plus performante, n’est pas intrinsèque au nucléaire, elle est intrinsèque à notre modèle social.”

“L’électricité est LE service public, c’est celui qui rend possible tous les autres.”

“Le progrès, le modèle du 21ème siècle, ça n’est pas à un monde où l’on doit se préoccuper de notre production d’électricité selon nos moyens et nos capacités et à laquelle on doit adapter nos vies, c’est un monde où nos journées ne sont pas passées à assurer notre subsistance parce que la technologie se met au service des gens plutôt que l’inverse, et où la collectivité s’assure que tous en bénéficient également.”

“Les ENR ont un rôle important à jouer, mais pas en opposition au nucléaire. Le problème de l’intermittence est clé, c’est ce qui fait que les énergies éoliennes et solaires seules ne suffisent jamais. Sans nucléaire ou hydroélectricité, les renouvelables intermittentes ont besoin des énergies fossiles. Elles les maintiennent dans le système. C’est ce que démontrent les expériences échouées de l’Allemagne, de la Californie, du Portugal, de l’Australie du Sud et du Danemark.”

“Le lobby antinucléaire est très efficace, et se confond malheureusement avec le parti Vert. Mais les antinucléaires ont également un rôle à tenir, à condition qu’il soit constructif.”

“Le nucléaire est traité un peu comme les sorcières de l’époque, accusé à tort sur la place publique sans que des preuves soient produites, et mis au bûcher.”

“Il est parfaitement normal que les gens aient peur du nucléaire etant donné toutes les horreurs qu’on leur raconte. Vous changez d’avis quand vous réalisez à quel point tout ceci est éloigné de la réalité.”

“La stratégie des antinucléaires est simple : que ce soit en positif sur les perspectives et potentiels des alternatives, ou en négatif sur les risques et craintes liées au nucléaire, ne parler qu’en termes d’hypothèses, projections, suppositions, que des choses qui ne peuvent pas être contredites parce qu’elles ne peuvent être vérifiées. Jamais ils ne s’expriment en retour d’expérience, bilan, point de vue scientifique, expérience. La réalité milite trop en faveur du nucléaire pour qu’ils en parlent.”

C’est évidemment symbolique, mais la délibération des 5 jurés tirés au sort a donné 1 voix pour la sortie du nucléaire, et 4 voix contre.

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